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   Verger – Actualités et faits divers

Pièges à frelons

 

1/ Le problème des frelons

Tous les ans, les frelons (vespa crabro) réapparaissent au printemps ; avant la mise en place des premières ruches au verger, en 2005, la cohabitation ne posait aucun problème, même s’il apparaissait préférable, pour des raisons de sécurité, de supprimer les nids qui s’installaient de temps en temps dans les trous des oliviers ou les murs des terrasses.

 

Depuis, il est devenu plus nécessaire de limiter la population des frelons pour protéger les abeilles. ; on voit en effet toute la journée des frelons tourner autour des ruches et attraper en vol, ou parfois même sur les planches d’envol des ruches, les abeilles qui leur servent de nourriture.

 

Faire le choix d’essayer de réduire la population des frelons n’est pas évident et immédiat ; il y a sans doute des arguments pour :

-         la sécurité (mais il faut bien dire que ces frelons ne sont pas agressifs envers les humains)

-         la protection des abeilles (j’ai lu qu’un seul frelon pouvait “ prélever ” 200 à 300 abeilles en une seule journée).

Mais aussi des arguments contre :

-         l’élimination de tout être vivant est discutable a priori, d’une part par principe, d’autre part par le fait que chaque espèce vivante a sa place dans la nature.

-         selon Wikipedia, le frelon a statut d'espèce protégée en Allemagne, et il est considéré comme une espèce utile par les entomologistes de la plupart des pays. De plus, comme le frelon, actif la nuit, fait une bien plus grande consommation de fausses teignes de la cire que d'abeilles, il s'avère plutôt utile pour les ruches. Affirmation à nuancer cependant, dans la mesure où la fausse teigne s’attaque surtout aux éléments de ruches vides, démontés après la récolte et stockés pour l’hiver en l’attente de la saison suivante, donc à une époque où il n’y a pas de frelons.

 

 

2/ Les pièges à frelons

2.1/ Réalisation : Les pièges sont exécutés au moyen de bouteilles en plastique de 1,5 litre, coupées environ aux ¾ de façon à pouvoir emboîter la partie goulot, retournée, dans l’autre partie.

Les deux parties sont maintenues ensemble par un fil de fer passé dans deux trous diamétralement opposés, lequel fil de fer sert aussi à attacher le piège dans un arbre.

Afin de limiter le niveau de liquide dans le piège (notamment en cas de pluie, susceptible de faire monter le niveau dans la bouteille), un ou plusieurs petits trous sont percés à mi-hauteur entre le fond et le niveau du goulot.

On peut aussi, pour protéger le piège de la pluie, lui adjoindre un chapeau, réalisé par exemple au moyen d’une petite assiette genre jetable en plastique, laquelle assiette peut être maintenue en position horizontale par une pince à linge.


 

 

 


2.2/ Attractif : Il reste à mettre un attractif dans le piège ; ci-après la recette de Chantal (civam apicole 06).

Attractif frelons :

·        8l d'eau

·        1,5l de vin

·        0,5l de vinaigre

·        30 morceaux de sucre ou 250g

On peut rajouter un peu de liquide vaisselle, lequel facilite la noyade du frelon (liquide mouillant)

Le vinaigre est répulsif pour les abeilles.

 

2.3/ Mise en place : L’emplacement du piège est très important. Comme aurait dit M. de la Palisse, il est préférable de le placer à un endroit où les frelons sont susceptibles de se trouver. Suspendre le piège, dès le printemps, dans un arbre fruitier (pommier, figuier, etc.), de préférence au moment de la production, ou à proximité du rucher.

 

 

3/ Apparition d’un nouveau frelon

Le frelon asiatique (vespa velutina) a été observé pour la première fois en France en 2004 dans le Lot-et-Garonne, provenant probablement de conteneurs de poteries chinoises importées à Bordeaux (source : Wikipedia). Il a maintenant colonisé un très vaste territoire. Il vient d’être identifié dans les Alpes-Maritimes (le 13/09), dans le secteur de Carros.

Il n'a aucune agressivité envers l'homme (à condition de ne pas s’approcher à moins de 5 m des nids !), mais les apiculteurs ont des raisons de s'en inquièter car lui aussi, il se nourrit, entre autres, d’abeilles.