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LES INDESIRABLES AU VERGER

 

PREAMBULE

 

Au verger, on observe quelques ravageurs, dont le nombre s’équilibre en général naturellement. Aucune action spécifique n’est nécessaire, sauf dans le cas de la mouche des agrumes, appelée cératite (voir plus loin).

 

Les indésirables peuvent être classés en plusieurs catégories :

 

-         Des insectes

-         Des mollusques

-         Des oiseaux

-         Des mammifères

 

Et puis aussi, dans la même catégorie des « indésirables » :

-         Des maladies

 

Dans l’autre sens, il s’y trouve aussi des auxiliaires qui sont des prédateurs des « indésirables », et qui aident à équilibrer les éléments négatifs,.

 

 

1.1/ LES INSECTES

sont plus ou moins présents tous les ans :

1.1.1/ acarien du bourgeon Aceria sheldoni Ewing

1.1.2/ aleurode floconneuse Aleurothrixus floccosus

1.1.3/ cétoine drap mortuaire Oxythyrea funesta

1.1.4/ cicadelle blanche Metcalfa pruinosa

1.1.5/ cochenille asiatique Unaspis yanonensis

1.1.6/ cochenille australienne Icerya purchasi Maskell

1.1.7/ cochenille chinoise Ceroplastes sinensis del Guercio

1.1.8/ cochenille noire de l’olivier Saissetia Oleae Bernard

1.1.9cochenille non identifiée (ressemble à cochenille plate Coccus hesperidum Linné)

1.1.10/ mineuse Phyllocnistis citrella

1.1.11/ mouche des fruits Ceratitis capitata Wiedmann

1.1.12/ puceron vert des agrumes Aphis spiraecola Patch

1.1.13/ teigne des fleurs Prays citri Millière

 

 

1.2/ LES MOLLUSQUES

1.2.1/ escargots

 

 

1.3/ LES OISEAUX

1.3.1/ pies

 

 

1.4/ LES MAMMIFERES

1.4.1/ écureuils à ventre rouge Callosciurus erythraeus

 

 

1.5/ LES MALADIES

1.5.1/ mal secco ou phytophtora

 

 

1.6/ DIVERS

1.6.1/ fumagine

1.6.2/ chimères

 

 

1.7/ HORS VERGER

1.7.1/ capnode

1.7.2/ taupin

 


 

1.1.1 Acarien des bourgeons

Aceria sheldoni EWING

 


 


citron attaqué par Aceria

 

Ravageur : Acarien des bourgeons

Aceria sheldoni EWING (Eriophyidae)

 

Date : 2004

 

Arbre : citronnier Eureka, planté en 1988.

 

N’aime pas l’humidité ; gêné par des pulvérisations d’eau

 

Observations : invisible à l’œil nu ; arachnide rencontré seulement sur les citronniers Eureka, quel que soit le porte-greffe.

Les colonies s’installent dans les bourgeons très jeunes ; inhibition du développement des pousses terminales.

Action spectaculaire, mais dégâts minimes dans le verger de Vallauris.

 

Par ailleurs, d’autres acariens Tetranychidae (Tetranychus urticae, Panonychus citri) ou Eriophyiidae (Phyllocoptruta oleivora, Aceria sheldoni) peuvent constituer des ravageurs réguliers ; la lutte contre eux est difficile, l’acarien étant protégé par le végétal ; la présence de ces acariens n’a pas été détectée au verger.


1.1.2 Aleurode floconneuse

Aleurothrixus floccosus


 

 

 

 


Ravageur : aleurode floconneuse

 

Date : 2004

 

Arbre : citronnierMeyer, planté en 1988.

 

Parasites : Cales noacki (petite guêpe originaire du Chili) lâché en juillet 1971 (St-Laurent-du-Var), très efficace, et Amitus spiniferus en 1975 (St-Honorat) permettent la limitation des populations d’A. f. très en dessous du seuil de nuisibilité.

 

Observations : signalé pour la première fois en 1966, simultanément sur la Côte d’Azur en France et en Espagne dans la région de Malaga ; de 1966 à 1971, a constitué la principale cause de réduction de production et des superficies plantées en agrumes dans les Alpes-Maritimes. Présente de 5 à 6 générations annuelles.

Présence peu importante dans le verger de Vallauris.


1.1.3 Cétoine drap mortuaire

Oxythyrea funesta


 

 

 


Les cétoines « drap mortuaire » sont nombreux au verger ; on les remarque plus particulièrement au moment de la floraison. Ils percent les boutons floraux, y pénètrent entièrement ; ils broutent les étamines pour se nourrir de pollen, léchant un peu de nectar et croquant quelques pétales au passage. Ils lèsent les organes et provoquent la chute des jeunes fruits à l’époque de la nouaison. Les dégâts au niveau de la récolte sont difficiles à évaluer, mais semblent très limités.

Ils peuvent pulluler à côté des zones de compostage, car les cétoines viennent y pondre et les larves produisent un excellent terreau. La cétoine s’avère davantage un auxiliaire qu’un ravageur.


1.1.4 Cicadelle blanche

Metcalfa pruinosa

 


 

 

 


Ravageur : cicadelle

 

Parasites : Neodryinus (voir fiche spécifique), araignées, lézards, oiseaux

 

Observations : introduit accidentellement en Italie dans les années 1980, cet insecte suceur, piqueur d'origine américaine a rapidement colonisé le sud de la France. Se nourrissant de nombreux végétaux, il exsude un miellat particulièrement varié et abondant qui attire divers hyménoptères, dont les abeilles, qui le transforment en miel. Son apparition a été intéressante pour l'apiculture, et le miel de metcalfa est le seul à porter un nom d'insecte (contrairement à un nom de plante ou de région). Si les apiculteurs sont satisfaits, il en va autrement pour les agriculteurs, car Metcalfa pruinosa cause de sérieux dégâts dans les cultures, en particulier à cause des dépôts de miellat sur lesquels se développe un champignon noirâtre, la fumagine.

Présence peu importante au verger.


1.1.5 Cochenille asiatique

Unaspis yanonensis KUW.

 

 


Femelles (marrons) dont certaines sont parasitées, et mâles (blancs)

 


Ravageur : cochenille asiatique, originaire de Chine (du Yunnan, d’où son nom)

 

Date : 19 février 2004

 

Arbre : oranger Washington Navel (183) greffé sur citrange Carrizzo, planté en 1988.

 

Prédateurs :

-         parasitoïdes Aphytis yanonensis et Cocobus fulvus, originaires de Chine (lâchers de l’INRa vers 1990) ; moins résistants au climat local que la cochenille, ne suffisent pas pour en limiter la prolifération

-         coccinelles Chilocorus bipustulatus L. (noire, 2 points orangés) et Exochomus quadrilatus L. (rare ; vers St-Jean Capt-Ferrat ; grenat, marron rouge)

 

Observations : Cochenille Diaspine. D’abord limitée à la commune de Beaulieu, son foyer initial d’introduction, elle atteignait en 1979 les collines Ouest de Nice, avant de continuer sa diffusion et faire par la suite des dégâts très importants.

Particulièrement nuisible aux Citrus, elle attaque indistinctement toutes les parties de l’arbre en provoquant le déssèchement complet des rameaux, la chute des feuilles et la détérioration des fruits. Elle peut entraîner rapidement la mortalité complète des sujets attaqués.

Insecte rencontré sur tous les types d’agrumes (citronniers, clémentiniers, kumquats, pomelos, limettiers, mandariniers, orangers) de la plantation. Quelques colonies éparses.


1.1.6 Cochenille australienne

Icerya purchasi MASKELL

 

 


 

 


Ravageur : cochenille Icerya Purchasi MASKELL

 

Date : 19 février 2004

 

Arbre : clémentinier SRA85 B8 A11 (184) greffé sur poncirus Rich., planté en 1988.

 

Prédateur :

spécifique : coccinelle Novius cardinalis MULS., rouge et noire (introduite en 1889 en Californie pour lutter contre I.P.M)

 

Observations : insecte relativement rare dans la plantation.

 

 


1.1.7 Cochenille chinoise

Ceroplastes sinensis del Guercio

 

 


 

 


taille réelle : 5 mm

 

Ravageur : cochenille Ceroplastes sinensis ; Lécanines

 

Date : 18 juillet 2004

 

Arbre : kumquat Fukushu (95) greffé sur citrange Carizzo, planté en 1988.

 

Prédateurs :

-         Scuttelista cyanea MOTSCH. (Ptéromalides, existe en Corse) ; sorte de petite mouche dont la larve se développe en prédatrice des pontes des diverses Lécanines des genres Saissetia et Ceroplastes. Efficacité relative.

-         Tetrastichus (Eulophide) dont l’espèce T. ceroplastes semble spécifique des différents Ceroplastes.

-         Coccinelle « généraliste » Chilochorus sp., coccinelles Scymnus et Cryptolemus

 

Observations : insecte rare dans la plantation. Sa prolifération est favorisée par une surabondance d’azote. Reproduction par parthenogénèse

Ponte sur feuilles puis au fur et à mesure descente vers les tiges ; les adultes sont sur les tiges

 


1.1.8 Cochenille noire de l’olivier

Saissetia oleae Bernard

 


 

 

 


Ravageur : cochenille noire de l’olivier

 

Date : 14 juillet 2004

 

Arbre : citronnier Eureka (27) greffé sur citrange Carrizzo, planté en 1988.

 

Parasites :

-         Metaphycus flavus HOW., espèce indigène retrouvée dans tous les pays du bassin méditerranéen

-         coccinelle « généraliste » Chilochorus sp.

-         Scuttelista cyanea MOTSCH. (Ptéromalides, existe en Corse) ; sorte de petite mouche dont la larve se développe en prédatrices des pontes des diverses Lécanines des genres Saissetia et Ceroplastes. Efficacité relative.

 

Observations : insecte rencontré sur quelques agrumes en général proches des oliviers (et sur les oliviers) ; quantité peu importante.

 


1.1.9 Cochenille non identifiée

(ressemble à la cochenille plate Coccus hesperidum Linné)


 

 

 

 


Ravageur : cochenille plate ?, Coccus hesperidum Linné ? ; non confirmé (ni infirmé) lors visite INRA Biot le 17/10/2005.

 

Date : 26 juin 2004

 

Arbre : citronnier Eureka (27) greffé sur Citrange Carrizo, planté en 1988.

 

Parasites : Metaphycus flavus HOW.

 

Observations : insecte rare dans la plantation (aperçu une seule fois, voir photo)

Fourmi : crametogaster custellaris

 


1.1.10 Mineuse

Phillocnistis citrella Staint.

 

 


 

 


Ravageur : mineuse, arrivée vers 1995

Lepidoptera, gracilladiirae

 

Date : 18 septembre 2003

 

Arbre : non identifié

 

L'apparition de la mineuse des agrumes, Phyllocnistis citrella, dans de nombreux pays méditerranéens au cours de la première moitié des années 1990 s'est traduite par de nombreux travaux sur les méthodes de lutte chimique ou biologique, afin d'adapter les programmes de lutte intégrée préalablement mis en place. Ceux-ci ont généralement contribué à une nette amélioration de la situation et les dégâts de la mineuse, impressionnants dans les premières années qui ont suivi son arrivée dans les différents pays de la région, sont à présent souvent considérés comme limités en vergers adultes.

 

Parasites naturels en cours d’installation en 2004 (difficultés d’acclimatation).

En Corse, protection des petits arbres par filets en forme de cloche.

 

Observations : présence généralisée sur tous les arbres. Elle n’attaque pas les pousses de printemps, seulement celles d’été et d’automne. Elle apparaît en été et s’attaque aux feuilles de toutes les nouvelles pousses, pratiquement pas aux fruits, l’impact sur la production n’est pas connu mais semble peu important.

 


1.1.11 Mouche des fruits

Ceratitis capitata WIEDMANN

 


 

 

 


Ravageur : Mouche des fruits

Ceratitis capitata WIEDMANN, diptère trypetidae

 

Parasites : Pas de parasite ni de prédateur naturel connus, hors araignées et oiseaux.

Mise en place de pièges à glu à attractif spécifique (phéromones).

 

Observations :

Depuis plus d’un siècle, l’espèce a pu s’installer dans les vergers des cinq continents.

Très polyphage, ses œufs et les larves évoluent dans la pulpe des fruits les plus variés.

Le développement de l’insecte commence quand la température dépasse 14°C (seuil de développement) et une génération s’accomplit en trois semaines dans les conditions optimales.

Les œufs sont pondus dans le fruit à quelques millimètres de la surface épidermique que la femelle perce à l’aide de son oviscapte. Le nombre d’œufs de chaque ponte varie considérablement et peut atteindre la cinquantaine. Au cours de son existence, une femelle peut pondre jusqu’à 500 œufs. L’œuf mesure environ 1 mm de longueur. La larve se développe assez rapidement, passe à travers 3 stades et atteint, à la fin de son évolution, une longueur de 7 à 8 mm. Elle quitte alors le fruit pour se nymphoser dans le sol.

Les clémentines, plus précoces que les autres variétés d’agrumes, à zeste fin et tendre, constituent un milieu favorable de ponte et de développement de l’insecte. Sa piqûre constitue un passage pour l’entrée de micro-organismes qui provoquent le pourrissement, lequel se transmet ensuite aux fruits voisins.

D’autres variétés de fruits, à zeste très épais, bien que fréquemment piquées, n’hébergent que rarement des larves mais la piqûre constitue là aussi la porte d’entrée de microorganismes responsables de la décomposition du fruit.

Sur la Côte d’Azur, les dégâts dûs aux larves sont exceptionnels, mais peuvent être localement importants dans des situations microclimatiques très protégées des froids.

 

On constate des pertes importantes de production de clémentines en début de période de production, à cause de la pourriture (verte/bleue). Quand la température descend en-dessous de 14°C, la mouche disparaît.

 

Mise en place en 2004, dans quelques arbres, de pièges à glu distribués par Adolive, type « Med Fly Stick Bio » avec attractif (phéromone), contre la mouche des fruits, utilisables en agriculture biologique (conformément au règlement CEE n° 2092/91). L’efficacité semble moyenne.

 

En 2005, essai de phéromones spécifiques de la cératite, vendues par « Magellan », mises en place dans des pièges à glu de fabrication maison. Meilleures efficacité et sélectivité : la plupart des mouches attrapées sont des cératites, ce qui n’est pas le cas pour les pièges Adolive, qui attrapent tous insectes volants. Modèle repris depuis chaque année.

 

 


1.1.12 Puceron vert des agrumes

Aphis spiraecola Patch

 


 

 


Ravageur : puceron vert des agrumes

Aphis spiraecola Patch

 

Date : 20 avril 2007

 

Arbre : mandarinier Malvasio n°79

 

Parasites : principalement cécidomie, syrphes mais aussi coccinelles, chrysopes et hémérobes. Introduction de Lisyphlebus testaceipes, hyménoptère parasite aphidiidae, d’origine néotropicale, qui s’est bien installé dans le sud-est de la France ; efficacité variable selon les espèces de puceron. Souvent les pluies violentes ont un rôle bénéfique, en entraînant une partie des populations de pucerons et en lavant le miellat.

 

Observations : rares ; on constate le plus souvent les attaques alors qu’elles sont terminées (crispations et déformations des feuilles).

 

 

 

 

 


1.1.13 Teigne des fleurs

Prays citri MILLIERE

 

 

 


 


Ravageur : teigne des fleurs

Prays citri MILLIERE (Lep. Hyponomeutidae)

 

Date : 11 septembre 2004

 

Arbre : citronnier Meyer

 

Parasite : Bacillus thuringiensis.

 

Observations : œufs déposés sur les boutons floraux. La larve, à son éclosion, fore une entrée directe à l’intérieur du calice, et dévore les organes floraux.

 

 

 


 

1.2/ LES MOLLUSQUES

Les escargots posent parfois en été des problèmes aux petits arbres qu’ils colonisent par centaines, et dont ils mangeraient jusqu’à la dernière feuille, si on les laissait faire. Leurs prédateurs naturels (rats, oiseaux) ne suffisent pas à la tâche.

Pour s’en débarrasser, les pièges à la bière donnent de bons résultats. Il existe aussi des escargots carnivores, qui se nourrissent de leurs congénères herbivores. Est considéré ici comme carnivore un escargot vert local dit « cantareou », le chanteur, parce qu’il émet un bruit en rentrant dans sa coquille quand on le prend dans la main. Je n’ai pas pu m’assurer qu’il était vraiment carnivore. Cependant, à tout hasard, une tentative d’élevage en terrarium a été effectuée en 2009 ; elle s’est soldée par un fiascocomplet.

Il existe d’autres méthodes de protection, comme par exemple l’érection d’un cordon de protection au moyen de cendres autour de l’arbre à protéger ; protection à refaire après chaque pluie.

 

 

1.3/ LES OISEAUX

On voit beaucoup de pies au verger, et elles y font des dégâts importants sur tous types d’agrumes (oranges, pomelos, tangelos, clémentines, même les citrons Meyer) ; dans les arbres, certains fruits sont plus ou moins entamés, parfois n’ont plus que la peau, remarquablement nettoyée. On en trouve aussi tombés à terre, intacts, leur tige ayant été grignotée. Je n’ai jamais vu une pie picorer un agrume, ou coupant d’un coup de bec sa tige, mais il n’y a guère d’autre coupable possible (l’écureuil à ventre rouge ne semble pas pouvoir être mis en cause dans ce coup-là).

Les pies n’ont pas de prédateur connu.

 

 

1.4/ LES MAMMIFERES

1.4.1.Ecureuil à ventre rouge Callosciurus erythraeus


 

 


Espèce d’Asie du sud-est, introduite en France au début des années 70 (avant 1974) au Cap d’Antibes. Elle a parfaitement résisté aux hivers rigoureux de 1985 et 1986. Depuis cet écureuil s’est reproduit de façon considérable en 40 ans.

Il a peut-être également une influence néfaste sur l’écureuil roux en raison d’une compétition entre les deux espèces. Son impact sur l’espèce autochtone n’est pas encore très bien connu.

Il n’a pas ici de prédateur naturel.

Il fait des dégâts importants au verger ; il semble qu’on doive lui imputer au moins l’écorçage de certains arbres, et la destruction de tuyauteries PVC d’arrosage, qu’il ronge pour des raisons non connues. Au potager, il ramasse et/ou cueille les noisettes, sans en laisser une seule. L’écureuil roux avait un peu plus de savoir-vivre et savait partager, lui.

 

 

1.5/ LES MALADIES

Mal secco ou phytophtora ? Depuis des années, les limettiers et certains citronniers sont attaqués par une maladie non identifiée formellement ; les branches se déssèchent, en partant du haut puis puis la maladie s’étend vers le bas jusqu’à la mort de l’arbre ; le processus peut prendre des années.

 

 

1.6/ DIVERS

La fumagine : la présence de fumagine est liée à celle des pucerons, cochenilles et mouches blanches. On appelle ainsi un dépôt noir produit par les champignons qui se développent sur les excrétions de ces insectes. La plante reçoit moins de lumière et se trouve affaiblie par la diminution de la photosynthèse. Eviter un excès d’azote.

Les chimères : certains fruits présentent des déformations ou des modifications de coloration inhabituelles.

 

 

1.7/ HORS VERGER

Pour mémoire : on trouve d’autres ravageurs à proximité du verger, mais ils ne semblent pas le concerner, par exemple :

Le capnode

Le taupin

 

 


 

2 LES AUXILIAIRES, OU

PARASITES, IDENTIFIES

 

2.1/ DES INSECTES OU ARACHNIDES

 

2.1.1/ abeilles

2.1.2/ araignées

2.1.3/ cétoine

2.1.4/ coccinelles

2.1.5/ neodryinus typhlocybae (parasite de la cicadelle Metcalfa pruinosa)

 

2.2/ DES MOLLUSQUES

 

escargots carnivores

 

2.3/ DES OISEAUX

 

mésanges

rouge-gorges

 

2.4/ DES REPTILES

tarentes

couleuvres

crapauds

 

2.5/ DES MAMMIFERES

hérissons

mulots

 

 


2.1/ Des insectes ou arachnides

 

2.1.1/ abeilles : difficile de ne pas les nommer, elles sont partout dans le verger au moment de la floraison (en mai) ; voir article spécifique (« Clémentines et pépins »)

 

2.1.2/ araignées

On trouve beaucoup d’araignées dans les arbres ; elles éliminent bon nombre de ravageurs et contribuent sans doute, en particulier, à limiter les dégâts dûs à la cératite. Plusieurs variétés sont présentes, mais l’une d’entre elles est largement majoritaire.


 


Taille maximum de l’ordre de 3 cm. Il s’agit d’une araignée du genre Olios argelasius (Walckenaer)

Observations : arboricole, elle fait son nid entre les feuilles des arbres ; non agressive.

 

2.1.3/ cétoines

voir 1.1.3

 

2.1.4/ coccinelles

On ne présente pas la bête à Bon Dieu [1] ; ses activités en tant qu’auxiliaire sont nombreuses et déjà citées dans les paragraphes 1.1.5, 1.1.6, 1.1.7, 1.1.8, 1.1.12 (liste non exhaustive). Elles sont nombreuses au verger.L’élevage des coccinelles en terrarium est assez facile, nous en avons fait l’expérience en 2006.


 

2.1.5/ Neodryinus Typhlocybae

 

 


 

 


Parasite : Neodryinus

 

Date : 19 février 2004

 

Arbre : agrume non identifié.

 

Observations : parasite naturel de la cicadelle Metcalfa pruinosa (voir 1.4 ci-avant), cet hyménoptère, originaire d'Amérique du Nord, attaque les adultes de cicadelle et pond dans ses oeufs

La cicadelle a d’autres prédateurs, tels que les araignées, les lézards et les oiseaux.

 

 

 


2.2/ DES MOLLUSQUES

escargots carnivores (voir ci-dessus en 1.2).

 

2.3/ DES OISEAUX

Les oiseaux (mésanges, rouge-gorges, etc.) participent à la lutte contre de nombreux ravageurs.

 

4/ DES REPTILES ET BATRACIENS

Certains reptiles et batraciens présents au verger sont également des auxiliaires précieux : tarentes, couleuvres, crapauds, grenouilles.

 

5/ DES MAMMIFERES

Les hérissons et mulots consomment des quantités non négligeables d’escargots et limaces.

 

 

 

 

 

Toute information confirmant ou infirmant le texte ci-avant est bienvenue. Envoyer tout commentaire à l’adresse arcadia@cuerq.net.

mise à jour 05/05/2011



[1] Au temps jadis, au Moyen Age, sans doute, un homme fût accusé d’un crime qu’il n’avait pas commis. Ses juges ne l’en condamnèrent pas moins à être décapité.

Au moment où le malheureux allait poser la tête sur le billot, il aperçut une coccinelle et, craignant de l’écraser, il la saisit délicatement pour l’éloigner de l’instrument de supplice. Les juges qui étaient présents virent ce geste. Ils se regardèrent avec étonnement et, d’un commun accord, décidèrent qu’un homme qui faisait preuve d’un cœur aussi sensible ne pouvait être un criminel.

L’innocent fût gracié séance tenante, et les spectateurs, convaincus que le Très-Haut avait envoyé la bestiole pour sauver le condamné, donnèrent spontanément à l’insecte sauveur le nom de Bête à Bon Dieu.